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La Campagne des régionales est lancée ! La Gauche moderne Ile-de-France participe aux listes et à la campagne de Valérie Pécresse A l'issue de 12 ans de présidence de la région Ile-de-France, le bilan de Jean-Paul Huchon laisse comme un goût amer. A force de réclamer encore du temps, toujours du temps, pour mener une politique promise et sans cesse remise, l'on ne sait plus trop ce que l'on doit encore non pas croire - ô non - mais au moins espérer. Les projets, pourtant, ne manquent pas. Il n'est que ce Grand Paris auquel chacun devrait travailler et que cette majorité régionale boude parce qu'il serait marqué du sceau infâmant du gouvernement. Quant aux tensions évidentes qui existent entre la majorité municipale parisienne et la majorité régionale - toutes deux socialistes pourtant - elles empêchent plus encore d'aller de l'avant. Il est curieux, lorsque l'on vient de là d'où nous venons, de devoir constater que, finallement, tant dans le domaine des transports, de la formation professionnelle, du logement, le volontarisme politique n'est plus du côté de cette gauche qui semble, depuis longtemps, avoir délaissé l'idée de progrès. Le progressisme, il faut dire, n'est plus à la mode depuis longtemps dans les rangs écologistes et altermondialistes... dont d'aucuns recherchent désespérément les voix... Voilà. Voilà une majorité régionale qui a perdu de vue beaucoup de choses. Perdu de vue l'avenir et le progrès, des gros mots, presque. Mais même perdu de vue aussi la simple volonté d'agir. Car n'est-ce pas ainsi qu'il faut comprendre le principal mot d'ordre des socialistes qui appellent à la création de bastions dans les régions, forteresses imprenables, résistantes aux velléités gouvernementales ? Faut-il leur rappeler que le Gouvernement est issu d'une majorité démocratiquement légitime ? Faut-il rappeler que la politique qu'il mène, derrière le Président de la République, procède de la volonté nationale ? Quel beau mot d'ordre que celui du Parti socialiste aujourd'hui - "votez pour nous et nous empêcherons" - quand nous aurions rêvé entendre celui-ci - "élisez-nous et nous ferons". C'est parce que la Gauche moderne a choisi de peser, d"infléchir, parce que notre ligne de conduite est celle du soutien à une Réforme juste, parce que nous pensons que la France et ses régions ont le besoin urgent d'un nouvel élan que nous condamnons avec la plus grande fermeté tous ceux qui ne pensent qu'à dresser des barrières, des remparts, à empêcher, à freiner, non par conviction, mais dans un seul esprit : l'attente. Attendre que le lecteur se lasse, attendre non pas qu'il adhère à ses propres convictions, certes non, mais au moins qu'il se détourne, ou simplement, veuille voir changer les têtes. Changer les têtes. C'est certes là une envie parfois légitime. Mais où donc faut-il changer les têtes ? Au gouvernement ? Ou dans les régions ? Justement...
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