Bannière
La Gauche Moderne Paris
Communiqué retraites PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Vendredi, 07 Mai 2010 11:08
COMMUNIQUE

 

Une délégation de LGM conduite par son président, Jean-Marie BOCKEL et composée de MM. Michel SUCHOD (Secrétaire général), Daniel MARSIN (sénateur de Guadeloupe et porte-parole), Yves URIETA (ancien maire de Pau et membre du Comité permanent) et Christian DEBEVE (Délégué général) et a été reçue ce matin à un petit-déjeuner de travail par le Ministre Eric WOERTH et ses collaborateurs chargés du dossier retraites.

Jean-Marie BOCKEL a pu exprimer les principales positions de son parti :

1. Maintien de l’âge légal de la retraite à 60 ans

2. Augmentation de la durée du travail, pour tenir compte de l’allongement de la vie humaine et de l’amélioration de la santé publique

3. Proposition de passer dès que possible à un système de retraites calculé sur un nombre de points. Ce système permettra :

- de mettre en place une nouvelle définition de la notion de pénibilité

- de faciliter la mobilité des salariés entre les différentes professions désormais toutes placées sous le même système à points

- d’attribuer des points supplémentaires sur critères sociaux (maternité, années de chômage, etc.)

- de préparer la marche vers l’unicité des régimes de retraite

4. En outre, pour faciliter l’emploi des seniors, LGM propose de dispenser les entreprises qui les emploient des cotisations sociales patronales.

****

LGM pense que les Français sont prêts à accepter une augmentation du nombre d’années travaillées contre la garantie de l’Etat sur le système de répartition.
LGM tient beaucoup à la marche vers l’unicité des régimes de retraites, car seul un régime unifié permettra la mise en place d’une couverture retraites universelle.
LGM pense qu’il serait raisonnable de prévoir qu’un point d’étape soit fait au moins tous les 10 ans afin de permettre de réajuster le système en tenant compte des nouvelles données démographiques et économiques. En outre, s’il est possible de le faire techniquement, un bilan sur les droits-retraite de chaque citoyen sera adressé à celui-ci annuellement.

****

Une discussion très constructive s’est engagée entre les deux délégations sur l’ensemble de ces points, et La Gauche Moderne a particulièrement apprécié la qualité d’écoute du Ministre WOERTH et de son équipe. Par ailleurs, LGM a indiqué qu’elle allait rencontrer les principaux syndicats pour des échanges de vue sur les retraites.

La Gauche Moderne, le 6 mai 2010

 

Mis à jour le Vendredi, 07 Mai 2010 11:18
 
Edito PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Béguec   
Dimanche, 11 Avril 2010 05:27

Un ennemi nommé TINA

"There Is No Alternative" ! Aucune option possible, la politique à mener s'impose à nous. Toute autre tentative, hétérodoxe, serait contre-productive, si ce n'est dangereuse, voire suicidaire. C'est ainsi que l'interrogation a priori légitime, le besoin de débat, le bénéfice de la discussion sont balayés comme inutiles, quand ce n'est scandaleux.

TINA. Pourtant ? Comment en est-on arrivé là ? Le procédé est ancien, autant le sont la paresse et l'imprévision humaine. Pour paraphraser Bertrand de Jouvenel dans son texte fondateur de la revue Futuribles, les futurs possibles - ceux entre les lesquelles nous pouvons, nous avons, peu à peu à choisir - se construisent au fur et à mesure. L'art de la politique n'est pas seulement l'art du choix, de la décision immédiate, mais aussi, et surtout, l'art de préserver le choix futur, l'art de sauvegarder les possibilités de décision. Garantir l'alternative à venir afin de pouvoir, en temps voulu, réaliser le meilleur choix.

Or TINA ne révèle rien d'autre qu'une démission du politique, un échec fondamental.

Lorsque un responsable politique invoque TINA c'est que, au mieux, il ment et oublie de préciser "Il n'y a d'autres alternatives, selon mon opinion". Mais alors, ce faisant, il refuse d'endosser ses responsabilités. Car il y a presque toujours une alternative, que pour de bonnes parfois, mais tantôt de mauvaises raisons, l'on se refuse à examiner. Parce que le chemin est plus difficile, plus long, parce qu'il comporte un risque jugé insupportable. Cela justifie-t-il pourtant que ipso facto, on refuse d'examiner la situation dans toute sa dimension ? TINA est assurément plus qu'une facilité, une lâcheté. Dans un monde de fatalité, il n'y a plus de responsabilité, parce qu'il n'y a pas de décision... c'est la faute au Destin (curieux destin qui prend tour à tour la forme de l'Union européenne, de la dette publique ou des marchés financiers...). Mais dans un monde où il n'y a plus de responsabilité, il n'y a plus, non plus, de politique.

Au mieux, donc, il ment. Au pire, il croit effectivement que l'alternative n'est pas. En réalité, c'est qu'elle n'est plus. C'est que, infiniment plus grave, il (ou ses prédécesseurs) s'est lié les mains. Volontairement mais insensiblement, en ne préparant pas l'avenir ou en déléguant cette tâche fondamentale, il s'est trouvé contraint par l'évènement, victime d'une histoire trop rapide qui soudain s'impose à lui avec violence. Le politique est alors au pied du mur : il lui semble qu'il n'y a pas d'alternative. Pardon ! Il n'y a PLUS d'alternative... et à cela, il y a des responsables...

Responsables ceux qui n'ont pas préparé la réforme industrielle de la France, responsables ceux qui ont repoussé aussi longtemps que possible la réforme des retraites, responsables ceux qui ont délibérément choisi de ratifier ce fameux article de l'Acte unique (aujourd'hui art. 63 du traité de Lisbonne), qui prévoit la libre circulation des capitaux entre l'Union européenne et l'extérieur, responsables enfin ceux qui ont accepté que l'on érige la lutte contre l'inflation comme l'alpha et l'omega de toute la zone euro ! Autant de faiblesses - passivité, manque de courage, ou dogmatisme - qui à terme contribuaient à cet enfermement du politique.

Mis à jour le Dimanche, 11 Avril 2010 06:58
 
Livre de Marc d'Héré et Gilles Casanova PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 08 Mars 2010 15:37

 

 

Le livre de réflexion politique "Plus belle la gauche - Pour une Gauche Moderne", publié par Marc d'Héré et Gilles Casanova aux éditions de Passy, sera prochainement en librairie.

Il est possible de le commander dès à présent à la FNAC

A lire la préface de Jean-Marie BOCKEL

Mis à jour le Dimanche, 11 Avril 2010 07:00
 
«DébutPréc12SuivantFin»

Page 2 de 2
 

Abonnement/inscription

Who's Online

Nous avons 4 invités en ligne